Quinze délégations nationales ont présenté des plans d’action articulés autour de deux priorités convergentes : sécuriser un financement domestique durable en prévision de la réduction des financements extérieurs, et renforcer la coordination multisectorielle pour atteindre les filles non scolarisées et les populations difficiles d’accès. Les engagements récurrents incluaient le plaidoyer auprès des ministères des finances et de l’éducation, l’intégration du HPV dans les plateformes de santé scolaire, et le renforcement des systèmes de données — la Tanzanie, le Mozambique, le Nigéria et l’Ouganda citant spécifiquement l’expansion des registres électroniques de vaccination parmi leurs actions à court terme. Plusieurs pays ont soulevé des défis programmatiques spécifiques à leur contexte : la Namibie a identifié les formulaires de consentement opt-in comme facteur d’hésitation ; le Burkina Faso et un autre pays ont évoqué des zones d’insécurité nécessitant une délégation des services de vaccination ; le Malawi a priorisé le maintien des schémas multi-doses pour les PVVIH compte tenu d’une prévalence nationale du VIH de 8 % ; la Guinée et la RDC ont défini des étapes préparatoires en vue d’une introduction prévue en 2026. Le Kenya a confirmé un passage au schéma à dose unique dès octobre 2025, tandis que l’Afrique du Sud a fixé le troisième trimestre 2026 comme objectif pour lancer la vaccination genre-neutre.