Au Kenya, le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer le plus fréquent et la première cause de décès par cancer chez les femmes, avec environ 10 décès quotidiens (GLOBOCAN 2022). Suite à un projet pilote dans le comté de Kitui (2013–2015), le vaccin HPV a été introduit à l’échelle nationale en octobre 2019 ciblant les filles de 10 ans, avant une extension multi-âges (10–14 ans) après les perturbations liées au COVID-19. La prestation repose sur un modèle mixte à travers les 47 comtés — établissements de santé complétés par la vaccination scolaire et communautaire — intégré au PIRI, aux programmes de santé scolaire et aux promoteurs de santé communautaire. La coordination mobilise un GTT national de vaccination avec des sous-groupes thématiques, des liens CHMT et éducation au niveau des comtés, et des partenaires non traditionnels (organisations confessionnelles, OSC, associations professionnelles de santé). Les principaux obstacles incluent les mythes et la désinformation amplifiés par les réseaux sociaux dans les zones urbaines, ainsi que des tabous socioculturels freinant la demande. Le Kenya a officiellement déployé la dose unique en octobre 2025 sur recommandation du KENITAG, visant à améliorer la couverture, réduire les occasions manquées et optimiser les ressources. Les priorités de durabilité incluent l’intégration dans les services de santé de routine pour adolescentes, des approches innovantes pour atteindre les filles non scolarisées et le plaidoyer pour une allocation budgétaire dédiée au HPV dans l’Autorité nationale de santé sociale.