Cette séance de questions-réponses, faisant suite aux présentations nationales sur les systèmes d’information sanitaire, a mis en lumière quatre thématiques transversales : l’accès aux filles non scolarisées, le suivi des adolescentes séropositives nécessitant trois doses de vaccin HPV, la gestion des données dans les zones rurales à faible connectivité, et les conditions de la transition des systèmes papier vers le numérique. Le représentant du Cameroun a expliqué que l’opposition de l’Église catholique à la vaccination avait conduit à la suspension de la stratégie scolaire, ouvrant la voie à des approches communautaires diversifiées — centres de jeunesse, clubs familiaux, marchés et lieux de culte — permettant d’atteindre les filles scolarisées comme non scolarisées ; une stratégie scolaire est désormais réintroduite dans le cadre d’une campagne multi-cohortes prévue l’année suivante. Le représentant du Rwanda a précisé que les agents de santé collectent au préalable les données individuelles des filles éligibles sur des listes papier, puis les saisissent dans le système e-Tracker au retour au centre de santé ; avec 96 % de la population disposant d’un téléphone, les alertes SMS sont efficaces, et les agents de santé communautaires servent de relais pour les ménages sans téléphone. La représentante de la Tanzanie a confirmé que les filles séropositives nécessitant trois doses sont suivies à la fois dans les registres papier des établissements et dans le VIMS à partir du niveau district, et que la vaccination anti-tétanique des adolescentes est également tracée dans ce même système. Les partenaires internationaux ont souligné que les investissements dans des systèmes d’information sanitaire intégrés — plutôt que dans des outils HPV-spécifiques — génèrent les meilleurs résultats programmatiques, et ont appelé à une plus grande granularité des données pour soutenir le rattrapage et le suivi de l’équité.