Cette séance de questions-réponses a suivi la présentation du Nigéria sur le maintien de la prestation après une campagne MAC, avec des échanges qui ont mis en lumière des parallèles avec la RDC, dont l’introduction date de 2024. Le Nigéria a précisé que le total de filles atteintes combine les résultats des campagnes MAC (plus de 12,3 millions) et les efforts de routine et d’intensification ciblée (environ 2,9 millions), soulignant que la demande spontanée en formation sanitaire reste insuffisante après les campagnes — une réalité jugée commune à de nombreux pays. Sur les défis de la Phase 1, le Nigéria a souligné que l’État de Lagos, malgré ses indicateurs élevés d’instruction, a enregistré la couverture la plus basse (36 %), démontrant que l’adhésion vaccinale est davantage liée à la perception communautaire qu’au niveau d’éducation. Les principaux obstacles ont inclus une opposition organisée de certains professionnels de santé relayée sur les réseaux sociaux, et des résistances religieuses surmontées grâce à un dialogue direct avec des responsables d’Église — notamment l’engagement d’un secrétariat épiscopal dont la communication aux congrégations a notablement modifié l’adhésion. Sur la coordination, le Nigéria a confirmé que son Groupe technique national pour le HPV — établi avant l’introduction — réunit partenaires traditionnels et non traditionnels sur une plateforme commune, aux niveaux national et étatique. Pour le rattrapage, le Nigéria mise sur des plateformes existantes à forte visibilité, notamment la Semaine de la santé maternelle et infantile, lors de laquelle plus d’un million de filles ont été vaccinées en une seule édition de mai.