Cette séance de questions-réponses a porté sur trois thèmes liés à la durabilité des programmes vaccinaux : la capacité nationale d’approvisionnement, la fabrication locale et le rapport coût-valeur du vaccin HPV. Sur la question de l’approvisionnement, la représentante du Kenya a souligné que les perturbations provoquées par le retrait du financement américain des activités de gestion des données avaient mis en évidence la nécessité pour les pays de développer une capacité souveraine dans les processus d’achat et dans les relations directes avec les fabricants, afin de réduire la dépendance envers tout partenaire extérieur unique. Sur la fabrication locale, la pandémie de COVID-19 a été invoquée comme expérience fondatrice : lorsque l’Inde avait priorisé son marché intérieur avant d’exporter des vaccins, les pays africains avaient subi des retards d’approvisionnement critiques, justifiant la création d’un hub régional de production via le Kenya BioVax Institute, développé en partenariat avec des fabricants de Chine et de Corée du Sud, et conçu pour bénéficier à l’ensemble de la région africaine. Une troisième question, adressée à Soussoubié Koffi, a mis en valeur la pertinence de la diapositive présentant les coûts projetés par vaccin : le fait que le HPV ne représente qu’environ 20 % du coût du PCV constitue un argument de plaidoyer puissant auprès des gouvernements qui financent le PCV sans hésitation mais restent réticents face au HPV. Le modérateur a confirmé que la diapositive serait partagée directement avec les participants intéressés.